Valérie, comment vous y êtes-vous prise avec votre préparatrice, pour mettre en place les nouvelles missions au sein de votre officine ?
« Chaque nouvelle mission présente un réel intérêt. En termes d’organisation, je prends toujours un temps dédié pour étudier les missions en amont, et voir comment nous pourrions les appliquer. L’idée est d’y aller par étape et de les mettre en place progressivement, après s’être bien imprégnées de chacune d’elles.
Par exemple, nous avons commencé avec la Grippe en 2019, qui a été en quelque sorte le déclencheur, la « mission moteur ». Puis il y a eu la vaccination Covid au moment de la crise sanitaire. Nous sommes d’ailleurs pratiquement les seules à la proposer à Bayonne, ce qui est très apprécié par nos patients !
Comme nous ne sommes que deux – ma préparatrice et moi -, et que la demande est forte autour de ces services, je me suis organisée avec Doctolib, ce qui nous fait gagner un temps précieux. En plus, cela nous permet de recruter des personnes qui cherchaient un service alors qu’elles n’étaient pas clientes chez nous. J’ignore combien cela représente en termes de ratio, mais cela nous permet clairement de toucher de nouveaux clients, ce n’est pas négligeable. Ensuite, par ordre chronologique, nous nous sommes axés sur la cystite et l’angine avec prélèvement, puis je me suis formée sur la prescription antibiotique.
Plus récemment, j’ai mené un entretien cancérologie avec un patient… c’était super ! Mon patient était très demandeur et a apprécié le fait que je lui propose ce service à forte valeur ajoutée, où l’on prend le temps ensemble d’expliquer son traitement, les soins supports etc… Je m’étais formée il y a quelques années, et ce qui est bien, c’est qu’on retrouve l’encart « Entretien pharmaceutique » sur id. (anciennement LGPI). Tout comme pour les entretiens courts femmes enceinte d’ailleurs ! Des entretiens qui se font très facilement au comptoir. Les 5€ ne sont pas un sujet : on précise simplement que c’est pris en charge. Les patients commencent à comprendre qu’il y a des rémunérations donc c’est positif car cela rentre dans les mœurs. C’est effectivement du conseil, du temps, de la prise en charge.
D’un point de vue logistique, j’ai un espace dédié avec une tablette, à côté du point d’eau, juste derrière mon bureau. J’ai beau avoir une pharmacie très petite, nous nous sommes organisées de façon à ce que ce soit le plus fonctionnel possible, et cela se passe à l’abri des regards des autres patients. »