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Apnée du sommeil : la fin du cauchemar ?

Vous dormez mais vous êtes fatigué ? Vous ronflez ? Peut-être souffrez-vous d’apnée du sommeil ? Apprenez à repérer les symptômes de ce syndrome qui touche plus de 5% de la population et soyez rassuré : sa prise en charge ne cesse de s’améliorer. On en parle avec Marie-Agnès Wiss-Laurent, Présidente de la FFAAIR (Fédération Française des Associations & Amicales de malades, Insuffisants ou handicapés Respiratoires).

Apnée du sommeil : la fin du cauchemar ?

Les apnée du sommeil qu’est-ce que c’est ?

« Ce sont des pauses respiratoires qui surviennent pendant que l’on dort et qui durent au moins dix secondes. Il en existe différentes sortes (obstructives, centrales ou mixtes) et elles peuvent survenir jusqu’à 100 fois dans la nuit ! »

Comment les repère-t-on ?

« C’est l’entourage, généralement, qui remarque le ronflement (pas systématique), la respiration irrégulière... Quant à la personne qui en souffre, elle a un sommeil agité, pas ou peu réparateur. Elle est souvent très fatiguée, somnolente en pleine journée. Certains souffrent de maux de tête, s’endorment n’importe où… On diagnostique un syndrome d’apnée du sommeil via un examen médical, le polysomnographie : on enregistre les données physiologiques du patient pendant son sommeil. »

Qui en souffre ?

« On estime en France que 3 millions de personnes sont touchées, des hommes, beaucoup, mais aussi des femmes et de plus en plus d’enfants. »

A quoi sont-elles dues ?

« On ne le sait pas encore précisément. On évoque le manque de tonicité des muscles de la gorge, parfois un pharynx trop serré, l’obésité… En revanche, on sait que le risque augmente avec l’âge et le surpoids… Les apnées du sommeil peuvent concerner aussi bien un homme de plus de 50 ans, bon vivant, qu’une femme à la ménopause, un jeune avec une morphologie de palais étroit et parfois un enfant qui présente des signes d’hyperactivité… Personne n’est à l’abri ! »

Comment soigne-t-on le syndrome d’apnée du sommeil ?

« Il faut savoir qu’on le prend en charge mais qu’on ne le guérit pas. La solution, c’est l’appareillage. Parfois, dans certains cas particuliers, on procède à une chirurgie maxillo-faciale. Pour les personnes obèses, la solution peut être de perdre du poids… »

Parlez-nous du traitement par Pression Positive Continue (PPC)

« C’est le traitement de référence. Le patient est équipé d’un appareil de la taille d’une machine à café, relié à un masque qu’il positionne sur son nez et sa bouche et qui envoie de l’air dans son arrière gorge. Parfois des embouts narinaires suffisent. Quoi qu’il en soit, les voies aériennes restent ainsi ouvertes pendant le sommeil (dont on mesure la qualité grâce à un petit ordinateur installé au pied du lit). Il faut savoir que ces appareils ont beaucoup évolué : ils sont de petites tailles, discrets et peu bruyants. Certes il faut s’y habituer… et dédramatiser ! »

… Mais la PPC peut changer la vie ?

« Et comment ! Déjà, on (re)dort enfin. Et souvent le conjoint aussi, qui n’en pouvait plus des ronflements ! On récupère de l’énergie et par la même occasion une vie sociale, une libido parfois… Et surtout, on diminue ses risques d’accident cardio-vasculaire et son risque d’accidents tout court,  dus au manque de vigilance ! Quand on souffre d’apnée du sommeil, le cœur, les poumons, le cerveau souffrent. Je dis souvent que l’apnée du sommeil n’est pas grave… Juste mortelle si l’on ne fait rien. La prendre en charge, c’est prendre soin de soi et de son entourage. »

Le 3 octobre à Rodez se déroule la Quinzième journée nationale des apnées du sommeil (https://www.ffaair.org/2020/08/3-octobre-a-rodez-15eme-journee-nationale-des-apnees-du-sommeil/).

Date du conseil :
Article réalisé avec la participation de :
Marie-Agnès Wiss-Laurent, Présidente de la FFAAIR