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La Digital detox qu’il me faut

Fan du smartphone ? Accro aux réseaux sociaux ? Dingo des jeux vidéo ? Et si l’on profitait de ce break estival pour décrocher en douceur de nos addictions et renouer avec la vraie vie ? Auto-diagnostiquez-vous et lâchez vos écrans en suivant les conseils de Jessica Rolland, autrice de Digital Detox (editions Kawa).

La Digital detox qu’il me faut

Qu’est-ce que la digital intox ?

Relever ses mails, flâner sur les réseaux sociaux, s’amuser comme un petit fou devant son écran,… C’est entré dans les mœurs. Mais certains d’entre nous ne décrochent (presque) jamais de leur téléphone (tablette, ordi…). Certains finissent par se relever la nuit pour checker leurs courriels quand d’autres ne se couchent qu’à l’aube pour terminer leur partie. Sans parler de ceux qui ne lèvent plus le nez de leur écran ni à table, ni dans la rue ou qui préfèrent refuser une sortie plutôt que de rater un épisode de leur série préférée.

Comment savoir si l’on est vraiment accro ?

Un signe qui ne trompe pas ? Le sentiment de mal-être qui vous envahit quand vous ne pouvez pas vous connecter ! Certains vont même devenir insomniaques, où se relever la nuit par peur de « manquer quelque chose » sur les réseaux sociaux par exemple. On peut aussi avoir du mal à se concentrer, souffrir de migraines, être pris de tremblements ou de palpitations quand on est « en manque ». C’est paradoxal, mais il existe de nombreuses applications qui permettent de mesurer le temps passé sur les réseaux sociaux : c’est un bon indice !

Et c’est grave d’être trop connecté ?

En fait… oui ! Parce qu’en plus de se couper des autres, du monde -et de la vraie vie !- on n’a plus l’activité physique qui nous permet de rester en bonne santé. Souvent, c’est l’entourage qui réagit face à cette connexion permanente. Il y a ceux qui vont entendre le message… et les autres. Les proches doivent être patients : la culpabilisation fonctionne rarement.

Quels sont les gestes élémentaires d’une digital detox ?

On peut adopter une stratégie « de substitution » : plutôt que d’utiliser sa tablette pour lire des romans ou son smartphone pour se réveiller, prendre des photos ou envoyer des messages de son lieu de vacances, on revient aux livres, au réveil, à l’appareil photos, aux cartes postales… Bref : on se tient éloigné de l’objet de l’addiction ! Couper ses notifications est salutaire aussi : c’est une façon de reprendre le contrôle de la situation en décidant du moment où l’on va se connecter.

Et pour se désintoxiquer « en profondeur » ?

Il faut trouver des activités, « de substitution » elles-aussi, pour ne pas être tenté de se connecter : activités artistiques, culturelles, sportives, créatives, sociales, associatives… on s’occupe l’esprit pour éviter de replonger. La méditation peut aider aussi ! L’été est le bon moment de renouer avec des sensations agréables ! Avec les ados, on peut aussi adopter des stratégies ludiques : on choisit des moments sans connexion… et celui qui repique a un gage !

Et pour les plus accros, que choisir ?

Il existe des « cures », des stages, des séjours digital detox… sans moyen de se connecter. Ça peut être assez violent. Misons plutôt sur le fait de savoir se sauver soi-même en questionnant notre rapport aux écrans et en retrouvant de bonnes habitudes, comme celle de choisir vraiment nos moments de connexion. Si l’on n’y parvient vraiment pas seul, pourquoi ne pas se tourner vers un psychologue spécialisé pour en parler ?

Date du conseil :
Article réalisé avec la participation de :
Jessica Rolland