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La constipation de l'adulte

La constipation est un symptôme fréquent dans les pays occidentaux du fait du faible apport en fibres dans l’alimentation. Elle est souvent chronique.

La constipation de l'adulte

Pourquoi est-on constipé ?

La définition médicale est un ralentissement du transit intestinal pendant une durée de 12 semaines au cours des 12 mois précédents avec une fréquence de selles réduite (moins de 3 selles par semaine), des selles dures et difficiles à émettre.

Dans la grande majorité des cas, la constipation est simplement liée à une mauvaise hygiène de vie. Dans certains cas, elle est iatrogène, c'est-à-dire qu’elle est un effet indésirable de certains médicaments. Dans de très rares cas, elle est consécutive à une maladie sous-jacente.

On distingue plusieurs mécanismes de la constipation :

1. Un apport insuffisant en fibres et en eau dans l’alimentation. Ce sont les fibres et l’eau qui donnent aux selles tout leur volume qui permet leur progression dans le tube digestif.

2. Une faible tonicité des muscles du côlon et des muscles abdominaux.

3. Les troubles de l'évacuation : sphincter anal trop résistant (hypertonique), mauvaise perception des sensations rectales (dans certaines maladies neurologiques), douleur anale (fissure).

Ainsi, les principaux facteurs de risque de la constipation sont un faible apport en fibres et en liquides dans l’alimentation, une activité physique trop faible ou l’alitement prolongé, la prise de médicaments constipants, l’usage abusif de laxatifs (effet paradoxal) et le changement des habitudes de vie.

En cas de constipation, que faire ?

Pour le traitement d’une constipation, on favorise en priorité les règles hygiéno-diététiques car c’est une bonne hygiène de vie qui permet de prévenir efficacement et sur le long terme la récidive :

► Alimentation riche en fibres à tous les repas : pain complet, son de blé, légumes verts cuits, fruits cuits, etc…

► Alimentation pauvre en cellulose qui est difficile à digérer : chou, courge, rhubarbe, artichaut, etc…

► Hydratation quotidienne suffisante: 2 litres d’apports hydriques par jour.

► Eviter les aliments qui constipent : excès de protéines, riz, banane.

► Eviter au maximum les médicaments qui constipent.

► Avoir une activité physique quotidienne de type marche à pied.

► Prendre ses repas à heure fixe.

► Prendre le temps de manger en mâchant bien.

► Développer un rythme régulier de défécation : se présenter à la selle à heure fixe après avoir bu un grand verre d’eau froide qui stimule le réflexe gastro-colique.

En cas de constipation persistante ne répondant pas assez rapidement aux règles hygiéno-diététiques (qui devront de toute façon être poursuivies), on peut ajouter un traitement médicamenteux de type laxatif. 

Les laxatifs de lest et les laxatifs osmotiques (à base de macrogols / lactulose / sorbitol) sont les plus utilisés et les plus adaptés car ils fonctionnent en augmentant le volume fécal et donc en stimulant la progression des selles dans le tube digestif. Ils fonctionnent en 24 à 48 heures.

Les laxatifs lubrifiants à base de paraffine agissent de façon mécanique en lubrifiant le contenu du tube digestif. Leur usage doit être de courte durée.

Attention : Les laxatifs irritants à base de séné ou de bourdaine sont très populaires mais sont à prohiber. On constate qu’ils exposent à un risque de dépendance psychologique à l’insu des professionnels de santé. Or, leur usage, qui est normalement occasionnel et de très courte durée, expose à un risque d’hypokaliémie (baisse du taux de potassium dans le sang) sévère s’il est prolongé et abusif.

Dans certains cas de constipation liée à un trouble de l’évacuation, on pourra utiliser des suppositoires de glycérine ou des micro-lavements mais leur usage doit être occasionnel. De façon générale, toute « manipulation » rectale est à éviter. Il faut lui préférer la rééducation de l’exonération par les méthodes précédemment décrites (présentation à horaires fixes à la selle).

En cas de découverte d’une maladie responsable de la constipation, on associera à ces mesures le traitement spécifique de la pathologie sous-jacente.

 

Date du conseil :
Article réalisé avec la participation de :
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