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L’endométriose : on en parle ?

Non, l’endométriose n’est pas la maladie des chochotes qui ne supportent pas la douleur des règles ! Cette maladie chronique est source de douleurs physiques et psychologiques. On en parle avec Yasmine Candau, présidente d’Endofrance, l’association française de lutte contre cette maladie, organisatrice, du 5 au 11 mars 2018, la semaine européenne de prévention et d'information sur l'endométriose.

 

L’endométriose : on en parle ?

L’endométriose, qu’est ce que c’est ?

L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique qui touche 10 % des femmes en âge de procréer. Pour rappel, l’endomètre tapisse l’utérus, s’épaissit au cours du cycle en vue d’une potentielle grossesse et se désagrège quand il n’y pas fécondation, via les règles. En cas d’endométriose, la présence anormale de tissu endométrial hors de l’utérus, provoque des lésions, des adhérences, des kystes sur les zones qu’il colonise (organes génitaux, appareil urinaire, digestif…), lesquels saignent pendant les règles.

Les symptômes

Ils sont multiples, localisés, permanents ou périodiques… et parfois même totalement absents (pour autant, la maladie peut être très virulente, elle). Mais le symptôme le plus courant, c’est la douleur, terrible –et souvent invalidante- pendant les règles et /ou pendant les rapports sexuels, pour uriner/déféquer… La douleur gynécologique est le symptôme révélateur de l’endométriose. Il peut s’accompagner de saignements prémenstruels, de fatigue, de troubles digestifs, du transit, de douleurs dans le dos, d’infertilité… 

Le diagnostic

Le médecin généraliste ou gynécologue interroge la patiente sur ses douleurs et les autres symptômes et prescrit généralement une batterie d’examens : échographie (pour détecter les kystes notamment…), échographie endorectale (en cas d’atteinte digestive) ou cystoscopie (en cas de suspicion d’atteinte vésicale) ou encore une IRM (pour cartographier les lésions,…)

Les traitements

Il n’existe pas, pour l’heure, de traitement définitif de l’endométriose. On s’attaque aux symptômes, avec des antalgiques et des anti-inflammatoires. Les médecins cherchent à supprimer les règles, pour éviter les saignements abondants et douloureux, avec un traitement hormonal (pilule en continu, stérilet libérant des hormones). Si cela ne suffit pas, ils peuvent aussi proposer un traitement chirurgical. Il existe plusieurs sortes d’endométrioses et chaque traitement doit être personnalisé, en fonction de l’histoire de chaque femme et de son projet de vie.

Avoir un bébé ? C’est possible !

En effet, 30 à 40 % des femmes souffrant d’endométriose connaissent des problèmes de fertilité. Il est fréquent qu’après une chirurgie ayant débarrassé l’organisme des lésions d’endométriose, une grossesse débute naturellement. Si les lésions récidivent rapidement ou si bébé se fait attendre, le couple est orienté vers la procréation médicalement assistée.

EndoFrance est une association reconnue d’intérêt général, créée pour faire sortir l’endométriose et informer le grand public et les patientes. . Elle vient de publier : « Les idées reçues sur l’endométriose ». Chaque année, en Mars, elle organise une semaine de prévention et d'information sur l'endométriose.

Date du conseil :
Article réalisé avec la participation de :
Yasmine Candau, présidente de l'association Endofrance