Comment apaiser les troubles ORL saisonniers ?
27 mars 2026
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Allergies
Printemps
Dès les premiers bourgeons, beaucoup voient revenir le trio infernal du printemps : nez qui coule, éternuements en rafale, yeux qui piquent. Pas étonnant : c’est la période où les pollens se dispersent massivement, notamment ceux des arbres (bouleau, cyprès, aulne), puis des graminées. Leur concentration grimpe dès que les températures s’adoucissent et que le vent s’en mêle. Résultat : les muqueuses respiratoires s’enflamment, l’allergie s’emballe… et les symptômes explosent.
Allergie, rhinite, sinusite : comment faire la différence ?
- L’allergie saisonnière se reconnaît à son caractère soudain : éternuements en salves, démangeaisons, nez qui coule, yeux rouges et larmoyants. Le tout sans fièvre. Les symptômes sont plus marqués à l’extérieur, surtout par temps sec ou venteux.
- La rhinite non allergique lui ressemble parfois, mais elle n’a pas de lien avec les pollens. Le nez reste pris en continu, plutôt congestionné, et les démangeaisons sont moins présentes.
- La sinusite est d’un autre ordre : douleurs faciales, sensation de pression, nez bouché épais, parfois fièvre et fatigue. Elle suit souvent une infection virale ou une rhinite mal soignée. Trouver le bon diagnostic est crucial : une allergie mal identifiée peut s’aggraver et perturber le quotidien.
Ce que la pharmacie peut apporter
Première étape efficace contre l’allergie saisonnière : le lavage nasal. Avec une solution saline ou de l’eau de mer, il nettoie les pollens, décongestionne et calme l’inflammation. Un geste simple mais déterminant, à faire matin et soir — et en rentrant d’une exposition importante.
Pour les symptômes plus marqués, plusieurs solutions sont disponibles :
– Antihistaminiques : ils réduisent rapidement éternuements, écoulements et démangeaisons.
– Sprays nasaux (antihistaminiques locaux ou corticoïdes) : efficaces en cas de nez bouché persistant ou d’inflammation importante.
– Larmes artificielles : utiles pour rincer les yeux irrités.
Le pharmacien aide à distinguer les produits, à vérifier les contre-indications et à adapter le traitement selon l’intensité des symptômes.
Limiter l’exposition : des gestes simples qui changent tout
S’il est impossible d’éliminer les pollens… on peut fortement réduire l’exposition :
– Aérer plutôt tôt le matin ou tard le soir.
– Porter des lunettes dehors pour limiter le contact avec les yeux.
– Éviter de faire sécher le linge à l’extérieur en période de forte dispersion.
– Se laver les cheveux avant de dormir pour ne pas déposer les pollens sur l’oreiller.
– Consulter les bulletins polliniques pour anticiper les pics.
Au printemps, bien identifier l’origine des symptômes et mettre en place une stratégie simple – traitements adaptés, gestes anti-pollens – permet de traverser la saison sans subir. En première ligne, le pharmacien reste l’allié idéal pour orienter, soulager et adapter les solutions au cas par cas.
Source : Santé publique France