Excès alimentaires : comment gérer pendant les fêtes ?
2 décembre 2025
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énergie
Hiver
Les fêtes de fin d’année sont un moment de convivialité… mais aussi de repas riches, parfois copieux, qui bousculent notre digestion. Au lieu de se restreindre, l’objectif est de trouver l’équilibre pour profiter pleinement, sans inconfort.
Découvrez les conseils pratiques de vos pharmaciens Wellpharma pour garder un système digestif serein.
Pourquoi digère-t-on moins bien en décembre ?
Les excès alimentaires ne sont pas le seul facteur. Plusieurs éléments se combinent en cette période :
- Les menus sont plus riches : graisses, sucres, sauces, alcool… le foie et l’estomac travaillent beaucoup plus que d’habitude.
- Les portions augmentent : par convivialité ou pour “goûter à tout”, on dépasse vite les quantités habituelles.
- Le rythme est décalé : dîners tardifs, grignotage, digestion au moment du coucher… mauvais combo pour l’estomac.
- Le sommeil est perturbé : manque de repos = digestion plus lente.
- Le stress monte : organisation des repas, cadeaux, déplacements… le stress perturbe directement le système digestif via le nerf vague.
Comprendre ces mécanismes permet déjà d’alléger une partie des symptômes.
1. Préparer votre système digestif AVANT les grands repas
La digestion commence bien avant de s’asseoir à table. Les 24 à 48 heures précédant un repas très riche sont essentielles.
L’idée n’est pas de se « mettre au régime », mais de reposer le système digestif pour qu’il soit en meilleure condition lorsqu’il devra gérer un repas plus conséquent.
Vous pouvez par exemple :
- boire suffisamment d’eau pour faciliter l’élimination ;
- intégrer davantage de fibres (légumes verts, salades, fruits cuits) pour stimuler en douceur le transit ;
- privilégier des repas légers (soupes, légumes vapeur, poisson) ;
- limiter la viande rouge qui demande davantage de travail digestif.
Cette “préparation” allège la tâche du foie et de l’estomac au moment des fêtes.
2. Manger lentement : un geste simple, un effet spectaculaire
Notre estomac n’a pas de yeux : c’est le cerveau qui décide de la satiété, mais seulement après un délai de 15 à 20 minutes.
Si l’on mange vite, on dépasse ce seuil sans s’en rendre compte, ce qui entraîne lourdeurs et ballonnements.
Manger lentement permet de :
- mieux prédigérer grâce à la salive et aux enzymes ;
- limiter l’aérophagie (donc les ballonnements) ;
- mieux savourer les plats ;
- éviter l’excès sans frustration.
Astuce utile : poser les couverts entre deux bouchées ou boire une gorgée d’eau entre les plats.
3. S’hydrater régulièrement : un geste trop souvent négligé
Pendant les fêtes, l’hydratation baisse alors que la consommation d’aliments gras et d’alcool augmente.
Or, l’eau est essentielle pour :
- fluidifier la digestion,
- soutenir le travail du foie,
- limiter les nausées,
- réduire les maux de tête post-excès.
L’idéal :
- alterner un verre d’eau / un verre d’alcool ;
- boire une tisane chaude après les repas (menthe poivrée, fenouil, verveine) ;
- éviter les sodas et boissons sucrées qui aggravent les ballonnements.
4. Gérer les excès… sans culpabiliser
La culpabilité génère du stress, qui lui-même perturbe la digestion.
Ce qui compte n’est pas un repas riche, mais l’enchaînement d’excès sans pause digestive.
Le bon réflexe : alterner “repas de fête” et “repas légers”.
Une soupe de légumes, une assiette de crudités, un bouillon, un fruit cuit… permettent au corps de récupérer sans sensation de restriction.
Le plaisir reste essentiel : les fêtes ne sont pas le moment idéal pour se priver. L’équilibre se joue sur plusieurs jours, pas sur un seul repas.
Bouger juste après un repas : le meilleur geste anti-lourdeur
Contrairement à la croyance populaire, il ne faut pas rester assis ou allongé après un repas très riche : cela ralentit la digestion et augmente les reflux.
Une marche lente de 10 à 20 minutes :
- favorise la digestion mécanique ;
- réduit les remontées acides ;
- stimule la circulation sanguine ;
- diminue le pic glycémique post-repas.
C’est probablement l’une des astuces les plus efficaces, accessible à tout âge.
6. Miser sur les plantes digestives en cas d’inconfort
Certaines plantes sont de véritables alliées du système digestif :
- Menthe poivrée : soulage les spasmes et les douleurs abdominales.
- Gingembre : lutte contre les nausées, digestion lente.
- Fenouil : réduit les gaz et les ballonnements.
- Carvi, anis vert : digestion difficile après un repas gras.
- Radis noir & artichaut : aident le foie après un repas copieux.
Si les symptômes persistent, demandez conseil en pharmacie pour choisir la forme (tisane, gélules, extrait liquide…) adaptée à votre situation.
7. Après un excès : la routine “SOS Digestion”
Au lieu de subir un inconfort pendant 48 heures, adoptez ce protocole simple :
- Un grand verre d’eau tiède ou citronnée pour réhydrater l’estomac.
- Marcher 10 minutes pour activer le transit.
- Une tisane digestive (fenouil ou menthe), toujours efficace.
- Éviter les restes riches au repas suivant : privilégier des légumes.
- Utiliser, si nécessaire, charbon végétal, plantes digestives ou probiotiques.
Ce plan de récupération évite l’effet “boule de neige” des inconforts digestifs.
Les questions de nos patients
• Les digestifs alcoolisés aident-ils réellement à digérer ?
Non. Ils procurent une sensation de chaleur, mais compliquent en réalité la digestion et fatiguent le foie.
• Est-il normal d’avoir des brûlures d’estomac après un repas festif ?
Oui, la combinaison gras + alcool + repas tardif favorise les remontées acides. Évitez de vous allonger juste après.
• Les enzymes digestives sont-elles utiles ?
Elles peuvent aider certaines personnes en cas de digestion lente, mais doivent être choisies avec l’aide d’un pharmacien.
• Le charbon actif est-il sans danger ?
Il peut être très utile contre les gaz, mais il interfère avec certains médicaments. Un avis pharmaceutique est indispensable.