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Maladies d'amour : stop !

Cet été, sûr, on va s’aimer… mais en toute sécurité : les infections sexuellement transmissibles –IST- ne passeront pas par nous ! Mieux les connaître pour les éviter ou, le cas échéant, les traiter : on fait le point avec Thomas Briol, pharmacien wellpharma à Bidos. 

Maladies d'amour : stop !

IST démasquées

Les infections sexuellement transmissibles sont imputables, selon les cas, à un virus (VIH, hépatite, herpès génital, papillomavirus), une bactérie (chlamydiae, blennoragie, mycoplasmes) ou des parasites (trichomonases, champignons). Certaines sont bégnines (la plupart des mycoses) mais d’autres sont un peu, voire beaucoup plus graves comme l’hépatite B ou encore le Sida dont in ne guérit pas, rappelons le. Comme leur nom l’indique, ces infections se transmettent lors des rapports sexuels, qu’il s’agisse de pénétration vaginale ou anale, de fellation, de cunnilingus, anulingus, de frottements sexe contre sexe. Certaines se transmettent même lors de simples caresses, à l’occasion d’un baiser…

Aimer sans risque

Dès lors qu’on étreint quelqu’un qu’on connaît à peine, on prend des risques ;-) sauf à se pro-té-ger. On ne le dira jamais assez : le préservatif, qu’il soit masculin ou féminin- est le seul moyen efficace pour cela (prendre la pilule, utiliser un spermicide ou procéder à une toilette intime ne servent à rien dans ce cas !). Et on utilise un préservatif tant qu’on ne connaît pas le statut sérologique de son/sa partenaire. Contre le papillomavirus, il existe un vaccin pour les jeunes filles, idéalement entre 11 et 14 ans, de même contre l’hépatite B.

Dépiste ton IST !

Si la protection s’est révélée défaillante (un préservatif qui lâche, ça arrive !), on a été exposé au risque. Il est important d’en parler (à son pharmacien, à son médecin) et de se faire dépister. Cela consiste en un examen clinique (observation) des organes génitaux, suivi éventuellement d’une prise de sang et/ou d’un prélèvement. Si on suspecte une infection par le VIH, il faudra attendre quelques semaines avant de réaliser le test. Si le risque est avéré, votre médecin vous enverra dans les plus brefs délais à l’hôpital où l’on pourra, selon les cas, vous proposer un traitement à titre prophylactique (préventif).
On peut effectuer un dépistage chez son médecin, son gynécologue ou dans un centre de dépistage (pour trouver les adresses des centres de dépistage, c’est par là : sida-info-service.org)

Ça vous gratouille ou ça vous picote ?

Selon les cas, on ressentira des brûlures ou des démangeaisons (mycoses, blennoragie…), accompagnées ou non d’écoulements par la verge ou le vagin. Parfois les douleurs seront vives (herpès génital) et pourront s’accompagner de fièvre, de maux de tête. D’autres fois encore, les symptômes sont divers (hépatite B) : fatigue, nausées, douleurs musculaires et articulaires… Il faut savoir que certaines infections peuvent passer quasi inaperçues, pendant un petit moment en tout cas (sida, chlamydiose, papillomavirus).

Eradiquer l’IST

La plupart des IST se soignent (très bien) soit localement (ovule pour les femmes et pommades pour les hommes en cas de mycose, par exemple), soit par voie orale (antibiotiques contre la plupart des bactéries, notamment). Evidemment, on se protège pendant toute la durée du traitement (sinon, on va se contaminer mutuellement sans fin…) Une maladie plus grave, comme le Sida ne peut pas (encore) être guérie : on maintient le virus sous contrôle avec des médicaments antirétroviraux.

Le + : informez vous en consultant les sites suivants : Santé Publique France Sida Info Services et Hépatites Info Service

Date du conseil :
Article réalisé avec la participation de :
Thomas Briol, pharmacien wellpharma à Bidos