HPV démêler le vrai du faux

Papillomavirus (HPV) : démêler le vrai du faux sur les idées reçues

29 mai 2026

2 minutes de lecture

Le papillomavirus humain (HPV) est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes au monde. Pourtant, de nombreuses idées reçues persistent autour de ce virus, de sa transmission et de la vaccination. Faisons le point pour mieux comprendre et mieux se protéger.

Qu’est-ce que le papillomavirus (HPV) ?

Le papillomavirus humain, ou HPV (Human Papillomavirus), regroupe plus de 200 types de virus. Certains sont responsables de verrues cutanées, tandis que d’autres peuvent infecter les muqueuses génitales, anales ou buccales.

La plupart des infections à HPV disparaissent spontanément grâce au système immunitaire. Cependant, certaines infections persistantes peuvent favoriser l’apparition de lésions précancéreuses ou de cancers, notamment du col de l’utérus, mais aussi de la vulve, du vagin, de l’anus, du pénis ou de la sphère ORL.

HPV que les femmes

Idée reçue n°1 : « Le papillomavirus ne concerne que les femmes »

Faux.

Si le cancer du col de l’utérus est le plus connu des cancers liés au HPV, les hommes peuvent également être infectés et développer des maladies associées au virus.

Les HPV sont notamment impliqués dans :

  • Les cancers de l’anus ;
  • Certains cancers de la gorge et de la bouche ;
  • Les cancers du pénis ;
  • Les condylomes (verrues génitales).

C’est pourquoi la vaccination est aujourd’hui recommandée aussi bien pour les filles que pour les garçons.

Idée reçue n°2 : « Si je suis vacciné(e), je n’ai plus besoin de dépistage »

Faux.

La vaccination contre le HPV protège contre les principaux types de virus responsables de cancers et de verrues génitales, mais elle ne couvre pas l’ensemble des papillomavirus existants.

Chez les femmes, le dépistage du cancer du col de l’utérus reste indispensable, même après vaccination.

Le dépistage permet de détecter précocement des anomalies avant qu’elles n’évoluent vers un cancer.

Idée reçue n°3 : « Le papillomavirus se transmet uniquement lors d’un rapport sexuel complet »

Faux.

Le HPV se transmet principalement par contact intime peau contre peau au niveau des zones génitales.

La transmission peut donc avoir lieu :

  • Lors de rapports vaginaux ;
  • Lors de rapports anaux ;
  • Lors de rapports bucco-génitaux ;
  • Par simples contacts intimes sans pénétration.

L’utilisation du préservatif réduit le risque de transmission, mais ne protège pas totalement car certaines zones de peau restent exposées.

Idée reçue n°4 : « Une infection à HPV signifie forcément un cancer »

Faux.

Dans la grande majorité des cas, l’infection passe inaperçue et disparaît naturellement en quelques mois ou quelques années.

Seules certaines infections persistantes par des HPV à haut risque peuvent entraîner des lésions susceptibles d’évoluer vers un cancer si elles ne sont pas détectées et prises en charge.

C’est précisément pour cette raison que la vaccination et le dépistage sont essentiels.

Idée reçue n°5 : « Le vaccin contre le HPV est dangereux »

Faux.

Les vaccins contre le papillomavirus font l’objet d’une surveillance continue depuis plus de quinze ans dans de nombreux pays.

Les autorités sanitaires françaises, européennes et internationales considèrent que leur rapport bénéfice-risque est largement favorable.

Comme tout vaccin, des effets indésirables peuvent survenir, le plus souvent bénins et temporaires :

  • Douleur au point d’injection ;
  • Rougeur ;
  • Fatigue passagère ;
  • Maux de tête.

La vaccination a démontré son efficacité pour réduire les infections à HPV, les lésions précancéreuses et certains cancers.

Vaccination hpv

Idée reçue n°6 : « Je suis trop âgé(e) pour me faire vacciner »

Pas forcément.

En France, la vaccination est recommandée chez les adolescents, idéalement entre 11 et 14 ans, avant le début de la vie sexuelle.

Un rattrapage vaccinal est toutefois possible jusqu’à 19 ans révolus chez les filles et les garçons. Dans certaines situations particulières, peut être proposée jusqu’à 26 ans.

N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien, votre médecin ou votre sage-femme.

Comment se protéger du papillomavirus ?

Plusieurs mesures permettent de limiter les risques :

  • Se faire vacciner selon les recommandations ;
  • Utiliser un préservatif lors des rapports sexuels ;
  • Participer régulièrement au dépistage du cancer du col de l’utérus ;
  • Consulter en cas de symptômes inhabituels ou de questions.

Le rôle du pharmacien dans la prévention du HPV

Le pharmacien est un interlocuteur de proximité pour répondre à vos questions sur le papillomavirus, la vaccination et le dépistage.

Il peut vous informer sur les recommandations en vigueur, vérifier votre statut vaccinal et vous orienter vers le professionnel de santé le plus adapté.