Ce n’est qu’à 24 ans que j’ai commencé à me poser de vraies questions, j’avais des règles très douloureuses suite à l’arrêt de ma pilule. Quand je dis douloureuse c’est vraiment vraiment vraiment très douloureuses. A ne plus pouvoir bouger.
Lorsque j’en ai parlé pour la première fois à un médecin généraliste, je lui ai demandé quel était le parcours pour un diagnostic. Elle m’a dit une phrase qui me marquera à vie je pense : « tant que vous ne souffrez pas, cela ne sert à rien de savoir si vous en avez puisqu’il n’y a pas de traitement à part pour la douleur ». Je venais pour des dyspareunies, par pour des douleurs au moment des règles, l’hypothèse d’une endométriose n’a même pas été abordée… Seulement 4 ans plus tard je me suis rendue chez une gynécologue qui m’a prise en main, qui m’a écoutée et m’a tout de suite fait faire les examens nécessaires.
J’ai alors fait une écographie endo-pelvienne, où on m’a tout de suite dit qu’il y avait quelque chose d’anormal. Donc j’ai par la suite continué sur une IRM pelvienne assez rapidement. Dès le début des examens j’ai eu la chance de tomber sur des femmes bienveillantes et rassurantes. Lorsque le diagnostic est tombé je n’ai tout simplement rien compris, je ne savais pas qu’il existait plusieurs types d’endométriose, je ne savais pas qu’il y avait des opérations, je ne savais tout simplement rien.