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Vrai Faux sur l'acné des ados

Pour comprendre pourquoi points noirs et boutons viennent s’inviter de manière quasi systématique sur les visages de nos ados déjà pas au top dans leur peau, le docteur Catherine Oliveres-Ghouti, membre du bureau du Syndicat National des Dermatologues, démêle le vrai du faux sur l’acné.

Vrai Faux sur l'acné des ados

L’acné est héréditaire

Pas vraiment. Il y a énormément de gens qui n’avaient pas d’acné dans les années 60 ou 70. Aujourd’hui, 90 % des adolescents en ont. Il y une part de génétique, mais le reste est encore indéterminé et sans doute dû à l’environnement ou à l’hygiène de vie.

Elle est liée à l’alimentation et au stress

Oui et non. Même s’il n’y a pas de régime anti-acné, il est déconseillé de consommer des fast-food ou des aliments sucrés. Ils augmentent le sébum, qui favorise l’apparition de boutons. Quant au stress, il donne évidemment des boutons. Même ceux qui sont guéris de l’acné peuvent voir des boutons apparaître sur leur visage, avant un examen important ou le jour de leur mariage !

Les garçons sont plus touchés que les filles

Non, les garçons sont autant touchés que les filles par l’acné. La seule différence réside dans le moment d’arrivée des boutons. L’acné apparaît généralement lors de la pré-puberté : pour les filles, entre 8 et 10 ans, pour les garçons, vers 13 ans ! Chez les garçons, souvent l'acné est plus sévère et le traitement peut durer plus longtemps.

Percer un bouton, c’est pire que tout

Et comment ! Il ne faut pas percer un bouton tout seul chez soi. La zone va s’enflammer, recréer un bouton, voire même une cicatrice. Si un gros bouton peine à cicatriser, il faut consulter un dermatologue qui le supprimera sans risque de surinfection. Bien traiter son acné exige de suivre son traitement de manière sérieuse ce qui implique la motivation de l’adolescent qui veillera aussi à bien nettoyer son visage quotidiennement avec des produits adaptés. A un ado qui ne veut pas se soigner, expliquez-lui que ce n'est pas une fatalité, que les traitements ne sont pas compliqués et surtout, qu'il peut éviter les cicatrices d'une acné mal traitée.

Les cicatrices, c’est à vie

Oui et non. Les dermatologues font tout pour éviter les cicatrices, car les corrections au laser sont très chères et non remboursées par la sécurité sociale. Mais certaines acnés sont d’emblées cicatricielles : elles laissent des marques en creux sur le visage. Si la cicatrice a créé un trou ou un relief, il faut consulter son dermatologue qui pourra conseiller des interventions diverses : peelings, laser, dermabrasion … Pour les cicatrices pigmentaires (les moins graves), certaines crèmes spécialisées contre les taches peuvent suffire. D’une manière générale, je le répète, il ne faut pas toucher à ses boutons, nettoyer son visage avec des produits conseillés par le dermatologue et suivre son traitement contre l’acné.

Il existe des traitements miracles

Pas toujours. Il est important de suivre de près l’acné, qui évolue par poussées. Si un mois après un traitement avec une cycline en comprimés et un traitement local bien conduit (peroxyde de benzoyle, adpalène...) sous forme de gel ou de crème, l'acné n'a pas bougé, on donne un traitement définitif de l'acné : l’isotrétinoïne en comprimés (ex Roaccutane®, qui existe aujourd’hui sous forme de génériques : Curacné®, Procuta®, Contracné® ou Acnétrait®) Ce traitement définitif se fait sur 5 à 8 mois suivant la sévérité de l'acné et doit être prescrit par un dermatologue. Chez la fille, une contraception est obligatoire ainsi qu'un bilan sanguin et une consultation par mois. 

Au quotidien, l’ado doit impérativement bien se nettoyer le visage avec un gel moussant ou une eau micellaire et l’hydrater avec une crème de jour conçue pour réguler le sébum.

Date du conseil :
Article réalisé avec la participation de :
Dr Catherine Oliveres-Ghouti, dermatologue