utilisateur
menu wellpharma

Pollution aux particules Comment bien respirer ?

Sournoises, les particules fines s’engouffrent dans l’organisme avec des répercussions avérées sur la santé en cas d’exposition anormalement élevée. Quand s’alarmer, quelle attitude adopter au quotidien ? Hélène Devillers, directrice d’Atmo Hauts de France, nous met en garde, et plus particulièrement les enfants, personnes âgées, enceintes ou allergiques.

Pollution aux particules Comment bien respirer ?

Sait-on quand l’air est pollué ?

La pollution atmosphérique est rarement visible à l’œil nu. Les personnes les plus sensibles peuvent parfois la ressentir. Le meilleur moyen pour connaître la qualité de l’air que l’on respire ? S’informer auprès des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) présentes dans chaque région (Atmo Auvergne Rhône-Alpes, Air Breizh, Air Paca, Airparif...). Connectez-vous sur leur site Internet ou abonnez-vous pour recevoir des alertes. C’est gratuit !

Pourquoi tant de pollution ?

Ce sont les activités humaines qui polluent l’air : l’industrie, le chauffage (notamment au bois), l’agriculture et aussi les transports (diesel). Les polluants chimiques les plus préoccupants pour la santé sont les particules fines, l’ozone, le dioxyde d’azote, les composés organiques volatils... Les pics de pollution adviennent en général quand la météo est stable, sans vent ni pluie, et quelle que soit la saison.

Quels dangers pour la santé ?

Les particules fines sont toxiques parce que leur taille leur permet de pénétrer profondément l’arborescence pulmonaire et de passer dans le sang, impactant d’autres organes. En 2013, le Centre International de Recherche sur le Cancer a classé les particules de l’air extérieur comme cancérigènes. On connaît leur impact sur la mortalité prématurée et on les suspecte de jouer un rôle dans les problèmes de reproduction, de provoquer des naissances prématurées...

Quels sujets sont les plus fragiles ?

L’appareil respiratoire des nourrissons et des enfants n’est pas mature, donc plus fragile face aux polluants de l’air. Autres populations à risques, les femmes enceintes et les seniors. Méfiance aussi pour les personnes souffrant d’affections neurologiques, de pathologies cardio-vasculaires, respiratoires, certains diabétiques et sujets immunodéprimés : pendant les pics de pollution, les symptômes pourraient s’amplifier. Selon les allergologues, les particules fines permettraient aux pollens de pénétrer plus profondément dans l’organisme, aggravant les allergies. Si vous êtes allergique, limitez vos sorties et aérez tôt et tard et dans la journée !

Et les réflexes à adopter ?

Circulation alternée, diminution de la vitesse, les pouvoirs publics disposent d’un arsenal de mesures en cas de pic de pollution. Chacun doit aussi diminuer ses activités polluantes. Pour votre santé, limitez les activités sportives des enfants, ados et sujets fragiles au risque d’absorber plus de polluants encore. Les autres iront courir le matin tôt ou le soir. Promener bébé ? Pas interdit en évitant toutefois les zones très polluées et les moments où la pollution est à son pic. Téléchargez les applications qui vous indiquent les rues moins polluées (comme Itinér’Air en Ile de France).

Je peux aérer chez moi ?

Trois fois oui ! La nuit en particulier ou le matin de très bonne heure. La ventilation de votre habitat permet de réduire la pollution de l’air se concentrant à l’intérieur, celle qui provient de matériaux, peintures, produits ménagers, insecticides, bougies que nous faisons brûler et autres insecticides que nous vaporisons....

Date du conseil :
Article réalisé avec la participation de :
Hélène Devillers, directrice d’Atmo Hauts de France