Enquête du mois

En septembre 2021

Protections menstruelles : dans le respect des règles !

10 000 tampons/serviettes par vie !

Toutes les protections menstruelles, internes (tampons…) ou externes (serviettes, protège-slips) ont deux points communs : on ne sait pas très bien ce qu’il y a dedans et au vu des volumes qu’elles représentent -environ 10 000 unités sur toute une vie !- elles pèsent (lourd) sur l’environnement.

Le grand flou

Question composition, c’est le grand flou. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) tire le signal d’alarme… tout en se voulant rassurante. En effet, en disséquant nos protections intimes, elle a trouvé pas mal de composants, qui, pour faire court, n’ont à priori rien à faire là : pesticides, herbicides, agents chlorés, … tout en précisant qu’ils ne présentent pas de risques du fait de leur faible concentration.

Besoin de transparence

Pour autant : qui souhaite vraiment placer dans sa culotte ou son vagin ces substances présentant  des effets « cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques, perturbateurs endocriniens ou sensibilisants cutanés », même à très petites doses ? Depuis quelques années, on voit grandir l’offre de protections hygiéniques alternatives. Jetables ou longue durée, elles misent sur des matériaux naturels et s’affichent sans substances nocives.

Solutions alternatives

C’est ainsi qu’on a vu apparaître des protections menstruelles comparables aux protège-slips, serviettes, tampons conventionnels, mais fabriquées en coton bio. Avantages ? Elles sont le plus souvent biodégradables et  sans substances douteuses. Pour celles qui souhaitent limiter davantage leur impact sur l’environnement, il existe aussi des dispositifs durables : protège-slips et serviettes hygiéniques lavables, en tissu bio la plupart du temps, avec une durée de vie de plusieurs années, mais aussi culottes menstruelles (la protection -plusieurs couches de tissus bio- est intégrée). Enfin, la palme de l’écologie reviendrait à la coupe menstruelle. Réalisée en silicone, celle-ci est positionnée dans le vagin où elle recueille le sang. On la vide régulièrement et on la replace après l’avoir rincée.

Et le syndrôme de choc toxique (SCT) dans tout ça ?

Le principal risque microbiologique lié au port d’une protection intime interne (on n’a jamais recensé de STC avec une serviette ou un protège-slip), c’est le syndrôme de choc toxique. Que vous utilisiez un tampon traditionnel ou en coton bio ou même une cup, le risque est le même : ce n’est pas la composition de la protection qui est en cause mais la façon dont on l’utilise ! Petit rappel : le SCT, également appelé choc toxique staphylococcique est une maladie infectieuse potentiellement létale due à la libération dans le sang d’une toxine bactérienne -TSST-1- produite par un type de staphylocoque doré. Ce qui survient la plupart du temps quand on laisse le tampon ou la cup dans le vagin au-delà de la durée conseillée par le fabricant. La femme présente généralement une forte fièvre et des éruptions cutanées mais aussi un sentiment de malaise, des vomissements… Dans ce cas, la première chose à faire est de retirer immédiatement la protection et de consulter en urgence si les symptômes persistent.

Les précautions pour réduire le risque de SCT

Il convient de ne pas conserver un tampon ou une cup en place plus de 6 heures ; pour la nuit, on opte donc pour une protection externe. Lavez-vous les mains au savon avant d’insérer ou de retirer le tampon ou la cup. N’utilisez tampon ou cup que pendant vos règles (pas d’anticipation !) et choisissez toujours un tampon adapté à votre type de flux et pas un niveau de protection plus élevé au prétexte que vous serez tranquille plus longtemps !

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