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Sport et grossesse : mythe et réalité

Sport et Grossesse

La grossesse est une parenthèse… durant laquelle il est possible –et même conseillé- de continuer à exercer une activité physique, voire sportive à condition qu’elle soit adaptée et modérée. Parce que c’est bon pour la maman et le bébé. On fait le point avec Léonie Melinat, pharmacienne adjointe à la Pharmacie de l’Europe de Luzy-sur-Marne.

Un corps qui change…

On ne vous apprend rien : le corps change pendant la grossesse. Il s’adapte pour favoriser le développement du bébé et préparer l’accouchement. Evidemment, on prend du poids (entre 9 et 12 kg idéalement). Notamment au niveau du ventre, ce qui provoque un déplacement du centre de gravité et peut rendre certains mouvements plus difficiles, surtout en fin de grossesse. Enfin, la production d’hormones assouplit les ligaments : la femme enceinte est donc plus « souple », mais aussi plus vulnérable aux entorses. Pour autant, la grossesse est un état, pas une maladie, et aucun de ces phénomènes ne peut justifier qu’on arrête de bouger[i]

Bouge ton corps !

Si la pratique d’une activité physique est bénéfique pour tous, elle l’est d’autant plus pour la femme enceinte. Une activité physique ou sportive va en effet lui permettre de contrôler sa prise de poids, aura un impact positif sur certains maux liés à la grossesse (maux de dos, jambes lourdes, troubles du transit…), protégera son périnée, diminuera le risque de certaines complications (hypertension ou diabète gestationnel par exemple) et préparera son organisme à l’accouchement. Quant au bébé lui-même, il ne s’en portera que mieux puisque son neuro-développement serait amélioré par l’activité physique de sa mère !  Il est donc recommandé de marcher 30 minutes par jour au moins. A son rythme.

Faire du sport

En plus de l’activité physique quotidienne, la femme enceinte peut tout à fait continuer à pratiquer son sport favori. Contrairement à ce qu’on a pu dire ou croire, les sportives n’augmentent pas leur risque d’accoucher prématurément ni d’avoir un bébé plus petit ou plus léger, à condition d’adapter leur pratique à leur état. Autrement, dit, qu’on soit une coureuse, une boxeuse, une danseuse ou autre… on ne recherche pas la performance et on évite à tout prix, notamment à partir du 2ième trimestre, les risques de coups, de chocs ou de chute ! Idem : il est déconseillé de soulever des charges lourdes (le lancé de poids ou le soulevé d’haltères attendront !).

Pour une pratique sans risque

Vous souhaitez continuer à bouger en toute sécurité ? Si vous n’étiez pas une grande sportive avant votre grossesse, ça n’est pas le moment de vous lancer des défis, à part celui de marcher tous les jours, de continuer à jardiner si vous aimez ça, de nager si ça vous tente… Vous pouvez aussi vous inscrire à un cours de yoga, de gym douce ou de Pilates pré-natal. Si vous êtes sportive et que vous n’avez pas l’intention de vous arrêter, prenez attache avec votre sage-femme ou votre gynécologue obstétricien qui vous aidera à adapter votre pratique.

Coool !

Quand on est enceinte, la pratique sportive doit être modérée. Autrement dit : on ne recherche pas la performance, donc on y va à la cool, sans pression. Et en cas d’essoufflement, de douleurs dans la poitrine ou les mollets, d’étourdissement, de grosse fatigue, à fortiori de saignement, perte de liquide ou contractions, on stoppe tout immédiatement et on prend un avis médical !

Dans tous les cas, veillez à bien vous hydrater en général et tout particulièrement quand vous pratiquez une activité physique ou sportive. Et ne vous lancez jamais sans une collation à portée de main car l’hypoglycémie -et les fringales- sont parfois brutales chez la femme enceinte !

 A lire :


[i] Dans certains cas, il existe des contre-indications à la pratique d’une activité physique. Les femmes concernées auront été informées par leur sage-femme, leur médecin traitant ou leur gynécologue-obstétricien. En cas de doute, demandez impérativement conseil à un professionnel de santé.

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