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Faisons le point sur … le cannabis médical

Cannabis médical

L’Agence National de sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) a lancé une expérimentation sur le cannabis « médical » en mars dernier et sur deux ans. Pour qui et pour quoi faire ? On fait le point !

Les Français, grands fumeurs de cannabis…

En France, environ 1,5 million de personnes consommeraient du cannabis régulièrement et 1 million en fumeraient tous les jours[i]. Un usage dit « récréatif », voire « festif » que certains spécialistes [ii] n’hésitent pas à qualifier d’ « auto-thérapeutique, faisant ainsi référence à l’apaisement qu’il semble procurer à ceux qui souffrent.

L’expérimentation du cannabis médical

En mars dernier, l’Agence National de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) a lancé une expérimentation du cannabis à usage médical. Son premier objectif est d’évaluer la possibilité de mettre en place un circuit de mise à disposition de cannabis pour des patients (approvisionnement, prescription par les médecins, délivrance par les pharmaciens, suivi des patients). Elle vise aussi à recueillir des données scientifiques sur l’efficacité et la sécurité de l’utilisation du cannabis dans un cadre médical et à envisager la façon dont son usage pourrait être généralisé le cas échéant.

3000 patients / cinq indications

L’expérimentation portera sur 3000 patients atteints de douleurs neuropathiques ou de certaines formes d’épilepsie, souffrant de symptômes liés au cancer ou à ses traitements, de sclérose en plaques, en situation palliative… et qui ne tolèrent pas ou ne sont pas soulagés par les thérapies aujourd’hui accessibles, qu’elles soient médicamenteuses ou non.

Plus de 200 structures de référence

Les médecins des quelque 200 structures de références retenues pour l’expérimentation pourront ainsi proposer à leurs patients d’y participer. Les patients suivis dans ces structures pourront aussi en faire la demande Enfin, ceux qui ne sont pas suivis dans ces structures de références mais sont volontaires pour y participer peuvent quant à eux se tourner vers leur médecin traitant qui les orientera, si c’est opportun, vers l’une d’elles. Dans tous les cas, la décision d’inclure des patients à l’expérimentation revient à un médecin de la structure de références, lequel devra recueillir le consentement des malades.

Quels médicaments ?

Les médicaments mis à disposition des patients sélectionnés proviennent d’un nombre restreint de fournisseurs fabriquant déjà du cannabis médical dans les pays où il est autorisé. Ils seront présentés sous forme d’huiles à prendre par la bouche ou de sommités fleuries à vaporiser pour inhalation. Pendant toute la durée de l’étude, des données seront collectées sur l’efficacité, les effets indésirables, les posologies dispensées ou encore les répercussions sur la qualité de vie des malades.

Pour rappel : La consommation du cannabis est interdite en France où il est considéré comme un stupéfiant. L’expérimentation conduite par l’ANSM est menée dans un cadre précis et contrôlé qui ne justifie pas que l’on se lance soi-même dans la culture ou la consommation de cannabis, même à visée thérapeutique !


[i] source : Observatoire des drogues et des toxicomanies

[ii] source : magazine de l’Inserm, n°51, « Cannabis médical, un écran de fumée ? »

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