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Attention à l'automédication

8 français sur 10 pratiquent l’automédication*. Et pourtant… les dérives sont nombreuses et parfois dangereuses. Le B.A.-BA des soins sans avis médical et ses limites avec le Dr Assuied, auteure du livre Automédication : attention danger, et une pharmacienne de Sathonay-Camp (69).

Attention à l'automédication

Médicaments en vente libre, pas en roue libre

Ils sont pratiques, efficaces et nous évitent de passer par la case médecin pour soigner un rhume ou un état grippal : c’est vrai, mais… « On peut soigner des petits maux avec les médicaments en vente libre mais pas sans conseil. Par exemple, l’ibuprofène est contre-indiqué chez la femme enceinte et peut générer des allergies, des problèmes cardiaques ». Des conséquences parfois gravissimes que constate le Dr Assuied dans son cabinet : « L’ibuprofène peut aller jusqu'à provoquer des poussées d’hypertension artérielle ». Conclusion : même pour des petits bobos, demandez toujours conseil à votre pharmacien.

Médicaments liés à d’anciennes ordonnances, NON !

Ils ne sont en aucun cas utiles pour une autre maladie. « D'une pathologie à l’autre, le diagnostic n’est pas forcément similaire, même si le patient ressent les mêmes symptômes », explique le Dr Assuied. Quant au fait de passer son traitement prescrit sous ordonnance à un proche, « ce n’est pas prudent du tout », prévient la pharmacienne. « On peut se retrouver avec des effets secondaires car le médicament n’est pas forcément adapté à son cas ». Sans compter que prendre des médicaments non adaptés plusieurs jours d’affilée peut retarder ou tromper le diagnostic d’un médecin et donc aggraver le pronostic des patients.

Si les symptômes persistent, direction le médecin

Inutile de forcer la dose. On peut se contenter de 500 mg de paracétamol au lieu de 1000 mg et attendre de voir si la douleur passe. On ne reprend pas un cachet avant 4 à 6 heures ! « Les boîtes de médicaments contre l’état grippal, la fièvre ou le rhume sont conditionnées pour soigner les petits symptômes correctement. S’ils persistent après 2 ou 3 jours, il faut demander un avis médical », conseille la pharmacienne. Le docteur Assuied insiste : « un mal qui revient régulièrement ou des symptômes qui ne passent pas malgré une prise de médicaments exigent de consulter impérativement un médecin ».

* Enquête 2015, réalisée par 60 millions de consommateurs et Mediaprism

Date du conseil :
Article réalisé avec la participation de :
Dr Assuied, cardiologue