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Du bon usage de la compression chez les sportifs

Les sportifs (runners notamment) sont de plus en plus nombreux à porter des manchons ou des chaussettes de compression : quels bénéfices retirer de ces équipements ? Comment les choisir ? Quand les porter ? Toutes les réponses d’Olivier Grosjean, responsable de l’activité « sport » chez Thuasne.

Du bon usage de la compression chez les sportifs

Qu’est ce que la compression ?

On parle de compression quand on exerce une pression continue sur un membre, au repos comme à l’effort. A ne pas confondre avec la contention, moins souple que la compression, où l’on exerce une pression faible au repos mais forte à chaque contraction musculaire.

Il existe plusieurs « classes » (niveaux) de compression, de 1 à 3, classe la plus forte, qui sont accessibles sur ordonnance. Seule la compression dite « dégressive » (voir ci-dessous) est remboursée par l’Assurance Maladie

A quoi sert-elle ?

Nos dispositifs de compression (manchons ou chaussettes, pour les sportifs) exercent une pression dégressive : la pression la plus importante se situe au niveau de la cheville et décroit au fur et à mesure qu'elle remonte sous le genou. Cela permet d’améliorer le retour veineux et globalement la circulation sanguine.

Quels sont les bénéfices de la compression pour les sportifs ?

Concrètement, quand on porte des chaussettes de compression, le retour veineux est stimulé. Le sang  remonte plus aisément au cœur, il est donc plus rapidement nettoyé et renvoyé dans le corps. Par conséquent, muscles et tendons étant plus rapidement irrigués par un sang propre, la récupération est facilitée. Enfin, ces chaussettes maintiennent les muscles et les préservent des microlésions dues aux chocs, aux vibrations… et protègent le talon d’Achille.

Quand porter des chaussettes/manchons de compression ?

La compression n’est pas réservée aux sportifs de très haut niveau. La compression pendant et après l’effort permet de pratiquer un sport, quels que soient le niveau du sportif et l’intensité de l’exercice, avec moins de douleur et/ou d’inconfort. On optimise ses sensations pendant et après l’effort en protégeant le tissu musculaire et en favorisant la récupération. Il est alors plus facile d’enchainer les séances. Et plus la compression est adaptée à la morphologie, plus elle est efficace !

Comment choisir sa compression pour qu’elle soit confortable et profitable ?

Il est essentiel que le dispositif soit à votre taille. Pour cela, on mesure la circonférence des chevilles, celle des mollets, la longueur de la demi jambe et aussi la pointure si l’on opte pour les chaussettes. Ensuite, la technicité des produits n’est pas la même selon qu’ils sont destinés à l’effort ou à la récupération. Les produits de récupération, qu’on porte au minimum pendant deux heures après un effort, sont souvent assez sobres et le chaussant moins technique. Les produits destinés à la pratique du sport, plus lookés, sont réalisés avec des fils antibactériens, hydrophiles, tricotés avec des zonings spécifiques d’amorti et de renforcement... Enfin, sachez qu’aujourd’hui tous ces produits s’enfilent et se retirent facilement !

Manchons ou chaussettes ? Pour les jambes et pour les bras ?

C’est une question de goût et de sensation au porté. Certains préfèrent porter « leurs » chaussettes techniques et enfilent juste des manchons. Il existe aujourd’hui des chaussettes de compression avec un chaussant très technique. Le produit intégral est idéal : le bénéfice est là dès qu’on pose un pied par terre ! L’effet des manchettes de bras est moins évident mais peut fonctionner, à titre de prévention des micro-lésions et inflammations ainsi que de récupération, chez ceux qui pratiquent notamment le handball, le volley, le basket, le tennis…

Y-a-t-il des précautions à prendre ?

L’une est essentielle : on ne doit jamais porter de dispositifs de compression en position allongée. Ensuite, les chaussettes ou manchons sont particulièrement adaptés à celles et ceux qui ont terminé leur croissance. Enfin, en cas d’inconfort ou de doute sur un produit, on en parle avec son médecin, son phlébologue ou son pharmacien : une « bonne » compression passe inaperçue et ne provoque ni gêne, ni irritation… quand on ressent l’un ou l’autre, c’est souvent un problème de taille et de niveau de compression.

Date du conseil :
Article réalisé avec la participation de :
Olivier Grosjean, responsable de l’activité «sport» Thuasne