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Attention à l’hypertension

L’hypertension artérielle (HTA) est un mal silencieux qui toucherait 30 % de la population en France. On peut très bien être hypertendu sans le savoir puisque les symptômes ne sont pas spécifiques. Il est un signe qui peut mettre la puce à l’oreille, c’est le mal de tête quand il survient chez la personne qui n’en a pas (souvent) souffert et qui se plaint de céphalées. Parfois, on peut également souffrir de somnolence, de fatigue, de vision trouble, de palpitations…

Pourquoi suis-je hypertendu ?

La cause de cette hypertension ? Elle est bien difficile à trouver ! Mais il est établi que certains facteurs concourent à sa survenance. Contre le premier on ne peut rien puisqu’il s’agit de l’âge : en vieillissant, nos artères deviennent moins souples ; le risque d’hypertension artérielle concerne 40 % des personnes à 65 ans et 90 % à 85 ans… Le surpoids semble être un facteur favorisant, de même que les antécédents familiaux : il existe des formes héréditaires d’HTA. L’origine ethnique joue également : les personnes originaires de Antilles, d’Afrique Subsaharienne ou du sud de l’Asie sont à risque plus élevé que les autres de développer une HTA. Enfin, dans 10 % des cas, l’HTA survient à cause d’une maladie rénale ou des glandes surrénales, ou encore vasculaire ou endocrinienne.

La tension, c’est quoi ?

Le seul moyen de savoir si l’on est hypertendu (ou pas) c’est de procéder à une mesure de la tension artérielle. La plupart du temps, c’est le médecin traitant qui mesure votre tension artérielle à l’aide d’un tensiomètre durant la consultation. La tension artérielle correspond à la pression exercée par le sang sur la paroi des artères. On mesure à la fois la pression artérielle systolique (au moment où le cœur de contracte et éjecte le sang dans les artères) et diastolique (quand il se dilate et se remplit). La pression systolique correspond à la pression maximale du sang dans les artères et la pression diastolique, à la pression minimale. On estime que la tension artérielle est normale si elle est inférieure à 14/9 cmHg (cm de mercure) quand elle est mesurée en cabinet médical. On sait aussi que cette tension peut fluctuer d’un moment à l’autre. Notamment certaines personnes auront une tension anormalement élevée chez le médecin (HTA blouse blanche) ou basse chez lui et élevée à domicile (HTA masquée). Quoi qu’il en soit, le diagnostic de l’hypertension n’est pas posé après une seule prise de tension, car celle-ci varie aussi au fil de la journée. En cas de doute, le médecin procède à plusieurs mesures lors de consultations successives et vous invitera sans doute à surveiller votre tension à domicile. Votre pharmacien saura alors vous conseiller pour réaliser cette mesure dans les conditions adaptées afin d’obtenir des résultats fiables.

Pourquoi c’est grave ?

L’hypertension est une maladie très répandue et potentiellement grave quand elle n’est pas traitée. Parmi les principales complications qui guettent les hypertendus figurent l’accident vasculaire-cérébral (AVC), la cardiopathie ischémique (infarctus du myocarde), l’artériopathie des membres inférieurs, l’insuffisance rénale chronique, la rétinopathie, une maladie neurodégénérative… Rien qu’en France, 10 millions de personnes souffrent d’HTA et sont soignées, mais 5 millions ignorent qu’elles sont hypertendues… Alors, si on profitait de la journée mondiale de l’hypertension artérielle, le 17 mai, pour (faire) mesurer notre tension ?

S’attaquer à l’HTA débutante

Détectée, l’hypertension fait l’objet d’une prise en charge personnalisée. Le recours aux médicaments n’est pas systématique et en tout cas pas immédiat. Il est fréquent que le médecin conseille en premier lieu au patient de perdre du poids s’il est en surcharge pondéral, d’augmenter son activité physique ou sa pratique sportive et de restreindre (voire stopper) sa consommation de tabac et d’alcool.

En la matière, le conseil que la plupart d’entre nous connaisse, c’est de réduire sa consommation de sel. En fait, on a pu observer que 40 % des patients hypertendus sont sensibles à une hyper consommation de sel (plus de 12 g/jour).  On commence donc généralement par conseiller aux personnes hypertendues de limiter leur consommation de sel et notamment, de sel caché. Bien sûr, on évite de resaler systématiquement son assiette mais on lève le pied sur le pain, les fromages, les aliments fumés, bouillons cubes…qui n’ont l’air de rien mais salent l’addition finale ! Le bénéfice de cette diminution de la consommation de sel est visible très rapidement. Outre la diminution de la consommation de sel, il a été démontré que les hypertendus tirent avantage à adopter une alimentation riche en potassium et donc à forcer sur les légumes, les fruits et les graines. « Il est possible d’agir sur une HTA débutante ! Outre l’alimentation et l’activité physique sur lesquelles on peut agir, on peut se tourner vers l’aubépine, laquelle peut diminuer la fréquence cardiaque donc aussi l’HTA. On peut également prendre régulièrement de l’ail : demandez conseil à votre pharmacien ! » Si la modification des habitudes alimentaires et de l’hygiène de vie ne suffit pas, le médecin prescrira un médicament hypertenseur.

Les traitements médicamenteux

 Les traitements existants ne guérissent pas mais soignent : on les prend quotidiennement toute sa vie, moyennant quoi la tension artérielle est stabilisée.

Il existe en France plus de 150 médicaments antihypertenseurs sur le marché. Ils sont tous très anciens. Il en existe plusieurs « familles » parmi lesquelles : les diurétiques, qui agissent sur les reins (sans augmenter pas l’envie d’uriner) et favorisent l’élimination du sel ; les antagonistes du calcium, qui fonctionnent chez tous les patients dont ils assouplissent la paroi des artères avec, dans 20 % des cas, des effets indésirables conduisant à un arrêt du médicament (maux de tête, bouffées de chaleur, œdème membres inférieurs) ; les bétabloquants qui abaissent le rythme du cœur, très utilisés et efficaces ; les bloqueurs du système rénine angiotensine et les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, efficaces par leur action sur certaines hormones qui régulent la tension en diminuant la contraction des vaisseaux, et très bien tolérés. Ces médicaments peuvent être prescrits seuls ou en association (mono-, bi- voire trithérapie). Si vous êtes traités et souffrez d’effets indésirables ; n’hésitez pas à en parler à votre médecin. Il adaptera votre traitement, lequel ne doit pas être interrompu sous peine de voir votre tension remonter au galop !

Les bénéfices de ces traitements ont été démontrés il y a belle lurette dans la prévention des complications : après un an de traitement, un patient diminuerait de 50 % son risque de subir un AVC, mais aussi de souffrir d’insuffisance cardiaque ou de complications rénales. Toutefois, malgré les nombreux traitements à disposition, la tension de la moitié des patients hypertendus reste mal contrôlée. Actuellement, de nouveaux traitements sont à l’étude parmi lesquels la dénervation rénale par ultrasons.

Sources :

Fondation de Recherche sur l’Hypertension : https://frhta.org/

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