utilisateur
menu wellpharma

Zoom sur l'homéopathie

Apparue au XVIIIe siècle, l’homéopathie a été reconnue en France en 1965. Aujourd’hui, la moitié des Français avalent des granules pour se soigner. Pour bien comprendre cette thérapeutique, suivons les explications de Florence Paturel, secrétaire générale du SNMHF  et médecin homéopathe à Vannes.

Zoom sur l'homéopathie

Un peu d’histoire

Le père de l’homéopathie, c’est lui : Samuel Hahnemann, médecin allemand né en 1755. Il s’intéresse au quinquina et découvre qu’à dose extrêmement faible, il soigne les symptômes du mal qu’il provoque à forte dose. Pour développer sa science et enrichir sa connaissance, il va expérimenter différents remèdes sur différentes personnes saines, dont lui. L’homéopathie est née ! Elle repose sur la loi de la similitude et l’utilisation de doses infinitésimales.

Le B.A.BA

L’homéopathie part du principe que chaque patient présente un faisceau de symptômes qui lui sont propres. Le médecin homéopathe prescrira au malade le médicament potentiellement capable de provoquer les troubles les plus proches des symptômes qu’il présente. Les médicaments homéopathiques sont obtenus par dilutions successives d’une substance de base (végétale, minérale, animale…) au 1/100e (centésimales, Centième selon la technique de Hahneman : CH). Pratiquement, quand on dilue 1 goutte de substance (teinture mère) dans 99 gouttes d’alcool, on obtient une préparation à 1CH. Si 1 goutte de cette dilution est diluée dans 99 gouttes d’alcool, on obtient un produit à 2 CH et ainsi de suite. On ne connaît pas bien le mécanisme d’action de l’homéopathie mais on constate qu’elle aide le corps à se défendre.

La séance va commencer

Après l’exposé de ses maux par le patient, l’homéopathe l’interroge sur son histoire, ses antécédents personnels et familiaux, et cherche à obtenir une description précise de ses symptômes : où se manifestent-ils ? quand ? à quelle fréquence ? aggravés par le froid ? le chaud ?... Il effectue ensuite un examen du patient en petite tenue avant de procéder à la prescription. Les homéopathes unicistes prescrivent un médicament, voire deux (alternative). L’homéopathe complexiste n’hésitera pas à allonger la liste !

J’y vais si…

L’homéopathie peut être proposée à un grand nombre de patients, hormis les personnes dont les maux nécessitent une intervention chirurgicale ou celles atteintes d’un cancer (mais on peut traiter les effets secondaires liés aux traitements lourds). Quand on est allergique, qu’on se sent stressé ou déprimé, qu’on présente des troubles ORL, urinaires ou digestifs, qu’on dort mal… on peut avoir recours aux petites granules ! Dans certains cas (hypertension, opération de la hanche…) l’homéopathe peut établir une prescription de soutien pour faciliter le rétablissement.

On emmène les enfants ?

Nombreux sont les kids qui, dès leur plus tendre enfance, ont déjà tâté de l’arnica, bosse après bosse, ou de chamomilla lors de leurs poussées dentaires. L’homéopathie peut aussi être efficace pour traiter une angine, une otite, une énurésie, les manifestations de colère, de jalousie…

Comment choisir son praticien ?

En France, les homéopathes sont obligatoirement d’abord docteurs en médecine. C’est un premier critère. Comme toujours, le bouche à oreille fait souvent son office. Si vous ne savez pas vers qui vous tourner, consultez un annuaire de professionnels comme celui du Syndicat national des médecins homéopathes français : www.snmhf.net/annuaire-snmhf-2016.

Une séance coûte de 25 € à 100 €.

Date du conseil :
Article réalisé avec la participation de :
Florence Paturel, médecin homéopathe