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Herpès, un virus pour la vie

L’herpès, qu’il soit génital ou labial, n’est pas grave (sauf pour les nourrissons) mais facilement perturbant. Quels sont les symptômes ? Peut-on l’éviter ? Comment le soigner ? Les réponses d’Arnaud Antoine, pharmacien wellpharma à Lunéville.

Herpès, un virus pour la vie

L’herpès, qu’est ce que c’est ?

L’herpès est une infection causée par un virus, herpès simplex. Qu’il se manifeste ou pas -ce qui est le cas, la plupart du temps-, il reste à vie dans l’organisme. Quand il est localisé sur les lèvres, on parle de bouton de fièvre ou d’herpès labial (causé par le virus herpès simplex 1, VHS1) ; l’herpès génital (VHS2) se loge, lui, sur les organes sexuels ou à proximité (bas des fesses, entrejambe).

Un virus hautement contagieux

Comme toutes les maladies virales, l’herpès est très contagieux. Dans le cas de l’herpès génital, il se transmet lors de rapports sexuels non protégés avec une personne infectée. Le premier contact avec le virus responsable de l’herpès labial a généralement lieu pendant l’enfance et, souvent, passe inaperçu. Attention : on observe de plus en plus de cas d’herpès génital dus VHS1, favorisés par les pratiques sexuelles bucco-génitales.

A quoi ça ressemble ?

L’herpès se manifeste par l’apparition d’un bouquet de vésicules : ces petites « bulles » pleines de liquide sont particulièrement désagréables car elles sont douloureuses, démangent, brûlent, picotent… Quand elles se rompent, elles laissent place à des plaies à vif, sur lesquelles se forment ensuite des croûtes qui finissent par tomber. Compter une  dizaine de jours entre l’apparition des vésicules et la disparition totale des croûtes.

Comment soigner l’herpès ?

On traite les symptômes de l’herpès mais on ne s’en débarrasse jamais ! L’herpès labial, comme génital, est généralement traité avec un antiviral, l’aciclovir,  sous forme de crème, comprimés, baume, patch…On peut avoir recours à l’homéopathie pour atténuer la poussée, voire l’éviter, en avalant une dose de Vaccinotoxinum 9 CH dès les premiers signes (sensation de picotement, de chaleur, légère boursouflure) et les trois jours suivants. Les huiles essentielles de tea tree et de ravintsara sont extrêmement efficaces : appliquer une goutte sur la zone toutes les heures dès le début de la crise et jusqu’à formation des croûtes sans dépasser 6 gouttes / jour.

Peut-on l’éviter ?

Après la première poussée, souvent très virulente, on peut s’attendre à des récidives (pas systématiques). On a pu observer que les poussées sont souvent favorisées par le stress, la fatigue, une exposition au froid ou au chaud, une infection générale… Pour éviter de contaminer ses proches, il est recommandé de ne pas avoir de rapport sexuel pendant une poussée, en cas d’herpès génital. En cas de bouton de fièvre, on évitera les baisers, les prêts de serviette et on se lavera souvent les mains !

Herpès et grossesse : attention danger

Que la femme enceinte se sache porteuse du virus ou qu’elle connaisse une primo infection herpétique pendant sa grossesse, il est essentiel qu’elle en informe son médecin. Selon les cas, un traitement antiviral préventif pourra être mis en place à l’approche de l’accouchement ou une césarienne programmée. Le virus de l’herpès est très dangereux pour un nourrisson et une contamination du bébé peut se révéler dramatique : pas question d’embrasser Moutchachou ou de le toucher sans s’être lavé les mains en cas de poussée d’herpès !

Date du conseil :
Article réalisé avec la participation de :
Arnaud Antoine, pharmacien wellpharma